Taseddart : ce que le travail chamanique sur les lignées fait autrement | AnimaKa
Quand on parle de liens transgénérationnels, de nettoyage de lignée, on pense souvent à la psychogénéalogie. Comprendre ce qu'on porte : les loyautés invisibles, les schémas qui se répètent, l'ancêtre qui a initié quelque chose.
C'est utile. Vraiment. Mais ça ne suffit pas toujours.
On peut nommer la loyauté invisible, identifier le schéma, remonter jusqu'à la source — et il reste quand même quelque chose. Une charge. Un poids que l'intelligence seule ne peut pas déposer. Parce que cette charge-là, elle n'est pas dans la tête. Elle est dans le corps. Dans les fascias, dans le bassin, dans la façon dont la gorge se serre quand on prononce certains mots de famille.
Et c'est là que mon travail commence.
Je ne travaille pas sur la mémoire. Je vais à sa rencontre.
En chamanisme, on parle d’un axe vertical qui relie les vivants, les ancêtres, les générations à venir. Dans la tradition sibérienne, on l’appelle l’Axis Mundi. Dans la tradition berbère, on parle de la Taseddart
C'est dans cette tradition que j'ai reçu ma pratique. Et c'est depuis cet axe-là que je travaille sur les lignées.
Concrètement, ça veut dire quoi ?
Quand une mémoire de lignée se présente en séance, je ne l'analyse pas. Je laisse venir ce qui doit venir, et je vais vers elle. Parfois je les vois, ces ancêtres, et je leur parle — de pardon, de rancœur, de deuil resté ouvert. Parfois c'est plus diffus : des sensations dans mon propre corps, une présence, quelque chose qui traverse. À la limite de la transe.
Dans tous les cas, je ne cherche pas à comprendre.
Parce qu'un ancêtre qui porte une douleur non pleurée, une injustice jamais reconnue — il n'a pas besoin qu'on l'explique. Il a besoin d'être vu. Que sa blessure soit nommée, reconnue, reçue.
Ce que personne ne voit
Dans la plupart des cas, lorsque quelque chose lâche dans cet espace, la cliente ne ressent rien sur le moment. En revanche, moi je pleure. Et parfois à chaudes larmes.
Je ne saurais pas toujours mettre des mots là-dessus. C'est parfois la douleur de l'ancêtre que j'évacue. Parfois la gratitude, la joie de la libération — quelque chose d'immense qui cherche une sortie et qui passe par moi.
La cliente, elle, ne sait pas forcément ce qui vient de se passer. Elle sent que quelque chose s'est allégé. Que son corps respire différemment. Que la tension qu'elle portait dans les épaules depuis des années — celle qu'elle avait fini par appeler "la sienne" — a changé de texture.
Le transfert s'est fait à travers moi. C'est ça, la posture de Passeuse. Je ne guide pas depuis le bord. Je traverse avec cet ancêtre, et parfois avec plusieurs à la fois.
Dans ce geste, il y a beaucoup de reconnaissance. Pour l'ancêtre. Pour ce qu'il a porté. Pour ce qu'il transmettait, sans le choisir, à travers la lignée.
Ce qui change pour elle
Sa fréquence a changé. Comme une eau longtemps stagnante qui recommence à circuler.
Rien n'a été effacé. Rien supprimé. Mais quelque chose s'est transmué — et ça a fait de la place. Dans son corps. Dans ses choix. Dans ce qu'elle est capable de recevoir sans le repousser.
C'est ça, mon travail sur les lignées. Rendre à chacun ce qui lui appartient, pour que tu puisses enfin porter ce qui est à toi — et seulement ça.
Si certains schémas dans ta vie semblent avoir une origine qui te dépasse — dans ta famille, dans des histoires que tu ne connais peut-être même pas — tu n'as pas à les porter seule.
La Médecine de l'Être t'accompagne dans la pacification de tes lignées.
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