Les plantes
Le lien direct à la terre, aux saisons, aux matières et aux gestes simples.
Je suis aussi thérapeute somatique et fondatrice d’AnimaKa – Médecine de l’Être. Je travaille avec ce qui agit en silence : le corps, les mémoires, les lignées, les passages et l’invisible.
Je t’accompagne à reconnaître qui tu es réellement — puis à lui faire une place dans ta vie.
Tu as peut-être appris à t’adapter, à tenir, à ne pas trop déranger, à prendre sur toi, à sentir les autres avant de te sentir toi. À faire ce qu’il fallait faire, même quand une partie de toi se taisait déjà depuis longtemps.
Mon travail ne consiste pas à fabriquer une nouvelle version de toi. Il consiste à créer l’espace où tu peux retrouver ce qui a été contenu, éloigné, retenu ou sacrifié : ta sensibilité, ton intuition, ton désir, ton rythme, ta vérité et ta force.
Puis il faut que cela puisse prendre corps : dans ta manière de respirer, de choisir, de poser une limite, d’habiter une relation et de sentir ce qui est juste pour toi.
Je ne t’aide pas à devenir quelqu’un d’autre. Je t’aide à cesser de te quitter.
Reconnaître ce qui est déjà là.
Et lui redonner de la place.
Je ne parle pas d’un personnage mystérieux ni d’une posture à adopter. Pour moi, la Sorcière est une manière d’être au monde.
C’est celle qui écoute le vivant, les plantes, les cycles et les silences. Celle qui ressent quand quelque chose a changé dans une pièce avant même que quelqu’un ait parlé. Celle qui sait qu’un corps peut raconter autre chose que les mots.
Longtemps, j’ai cru qu’il fallait rendre cette sensibilité plus raisonnable, plus discrète, plus acceptable. Puis j’ai compris qu’elle n’était pas un excès à corriger. Elle demandait simplement une place juste, consciente et incarnée.
Le lien direct à la terre, aux saisons, aux matières et aux gestes simples.
Une perception fine de ce qui se joue sous la surface, sans perdre le discernement.
Les lignées, les transmissions, les femmes, les absences et ce qui continue de vivre sans toujours avoir été nommé.
La Sorcière en moi n’est pas un rôle. C’est celle que je suis quand je cesse de me réduire.
Mon parcours n’a rien d’une ligne droite. Il s’est construit par seuils, par arrêts, par fractures, par appels et par rencontres arrivées au bon moment.
Très tôt, je percevais les tensions, les tristesses cachées, les atmosphères et les silences. Pour être aimée et appartenir au groupe, j’ai appris à mettre cette sensibilité de côté. Elle n’a pourtant jamais disparu.
2016 · Le corps m’arrête
Cette traversée a été un choc, mais aussi un arrêt impossible à contourner. Elle m’a obligée à écouter ce que mon corps exprimait et à regarder les questions que je repoussais depuis longtemps.
La nuit noire de l’âme
Cette période m’a appris qu’une transformation profonde ne consiste pas forcément à réparer l’ancienne vie. Elle m’a aussi ramenée vers une mémoire plus ancienne : celle de ma sœur jumelle, morte avant la naissance.
Revenir au vivant
J’ai commencé à devenir plus entière : à ralentir, à écouter, à revenir à la terre, aux plantes, au souffle et aux sensations.
Je n’ai pas retrouvé une ancienne version de moi. J’ai commencé à habiter la mienne.
2019 · La première porte
En 2019, j’ai créé Mes Cailloux Magiques, ma première aventure professionnelle dans cet univers.
À l’époque, les pierres ont été ma première porte d’entrée vers l’énergétique, les symboles et les transformations intérieures. Avec le recul, je vois qu’elles m’emmenaient déjà plus loin.
Elles m’ont conduite vers une relation plus profonde au corps, à l’âme, aux mémoires et à l’invisible. Ce qui semblait être une boutique était déjà le début d’un passage.
Je pensais ouvrir une boutique. J’ouvrais une porte.
Cette initiation, vécue sur six mois, a occupé une place centrale dans mon parcours. Je ne l’ai pas vécue comme un simple apprentissage ni comme l’accumulation de nouveaux outils.
Elle a été une traversée : une rencontre avec mes protections, mes mémoires, mes héritages, mes forces et mes zones d’ombre.
C’est dans cette période que les mots Sorcière-Chamane ont commencé à prendre une place plus juste : non comme un titre à afficher, mais comme une identité à habiter avec responsabilité.
Je ne suis pas devenue Sorcière-Chamane à la fin d’une formation. J’ai cessé de faire semblant de ne pas l’être.
La thérapie somatique est arrivée plus tard dans mon parcours, mais elle s’est inscrite dans une continuité évidente.
Après l’énergétique, le chamanisme, les mémoires et les passages, j’ai ressenti le besoin d’aller encore plus près du corps, des sensations, du système nerveux et de la capacité réelle d’une personne à intégrer ce qui se présente.
Elle a profondément affiné ma manière d’accompagner : le rythme, la sécurité, les micro-mouvements et cette intelligence du corps qui dit parfois avant nous ce qui peut être approché.
Elle écoute le vivant, les plantes, les cycles, l’intuition et le clan.
Elle écoute les passages, les lignées, les mémoires et l’invisible.
Elle veille à ce que le corps puisse suivre, intégrer et retrouver de la sécurité.
Je travaille avec l’invisible, sans jamais perdre le corps en chemin.
Je travaille avec les passages.
Ceux des vivants : maladie, deuil, séparation, fin de cycle, transformation ou nouveau départ. Ces moments où quelque chose meurt, naît, se défait ou cherche à retrouver sa place.
Et, lorsque cela se présente dans ma pratique, j’accompagne aussi les passages liés aux âmes désincarnées.
Être gardienne de seuil ne signifie pas savoir à la place de l’autre. Cela signifie tenir un espace suffisamment sûr et ouvert pour que ce qui cherche à être reconnu, traversé ou libéré puisse l’être.
Je ne traverse pas le seuil à ta place. Mais je n’ai pas peur de rester là, avec toi, quand il fait sombre.
Je les écoute comme des protections, des mémoires, des loyautés, des signaux du corps ou de l’âme qui demandent à être entendus autrement.
Elle demande du cadre, de la présence, du discernement, une lecture fine de ce qui se passe et parfois le courage de regarder ce qui a été tenu dans l’ombre.
Respecter la capacité réelle d’une personne à intégrer ce qui se présente.
Honorer le subtil sans perdre le contact avec le corps et le réel.
Ne pas prendre le pouvoir sur l’autre et ne pas décider à sa place.
Je ne suis pas là pour te sauver. Je suis là pour tenir le passage pendant que tu reviens à toi.
Parce qu’une Sorcière-Chamane peut aussi avoir une vie très concrète, un passé professionnel inattendu, des habitudes simples… et cinq chats.
Je suis Leïla, Sorcière-Chamane berbère, thérapeute somatique et fondatrice d’AnimaKa – Médecine de l’Être.
Je travaille au croisement du corps, des mémoires, des lignées et de l’invisible. Pas pour fabriquer une nouvelle version de toi, mais pour t’aider à retrouver celle que tu es réellement et lui redonner sa place dans ta vie.