Chamane · Thérapeute somatique · Gardienne de seuil

Chamane : ce que c’est,
et ce que ça fait

Une autre manière de regarder le corps, les passages de vie, les mémoires, les lignées et ce qui agit parfois au-delà du visible.

Les archétypes féminins du quiz AnimaKa
Pour commencer par vous

Quel archétype féminin agit en vous ?

Derrière certaines façons de penser, de choisir ou de vous protéger, un archétype peut agir en arrière-plan sans que vous en ayez pleinement conscience. Découvrez celui qui se manifeste aujourd’hui chez vous.

Découvrir mon archétype
En bref

Le mot chamane désigne bien plus qu’une fonction ou un ensemble de pratiques. Il parle d’une certaine façon d’entrer en relation avec le vivant, en considérant que le corps, les émotions, les mémoires, les lignées et l’invisible ne sont pas nécessairement des réalités séparées.

Ma pratique s’enracine dans un double héritage familial : une lignée amazighe du côté paternel, marquée par le soin et la relation à l’invisible, et un autre héritage, lié à la sorcellerie blanche, du côté maternel. Elle s’est aussi construite à travers mon propre parcours, mes formations et les années passées à accompagner le corps, le système nerveux et l’énergétique.

Je ne reproduis pas une tradition : j’en porte une manière d’écouter. Une écoute qui prend tout son sens dans ces moments de bascule où l’ancienne manière d’être au monde ne tient plus tout à fait, alors que la suivante n’a pas encore trouvé sa forme.

Comprendre le chamanisme

Ce qu’est une chamane —
et ce qu’elle n’est pas

Le mot chamane nous vient de Sibérie, mais les pratiques que l’on rapproche aujourd’hui du chamanisme existent sous des formes très différentes selon les peuples et les cultures. Les rituels, les outils, les croyances et les façons d’entrer en relation avec l’invisible changent profondément d’une tradition à l’autre.

Ce qui les rapproche tient moins à une technique particulière qu’à une certaine vision du monde : l’être humain n’y est pas considéré comme séparé de ce qui l’entoure. Il existe en relation avec son corps, son environnement, les autres formes de vivant, sa communauté, ses ancêtres et les dimensions du réel qui ne sont pas immédiatement perceptibles.

C’est là que ma propre vision du chamanisme prend racine. Je ne sépare pas le corps des émotions, ni l’histoire individuelle de la lignée dont nous sommes issus. Je ne considère pas non plus l’être humain comme un système fermé, indépendant de son environnement et de ce qu’il traverse. Plusieurs dimensions peuvent agir simultanément, sans que tout soit pour autant énergétique, spirituel ou hérité des générations précédentes.

Ma pratique consiste justement à écouter leurs interactions.

Lorsqu’une personne vient me voir avec une douleur, une peur, une fatigue, une répétition ou cette sensation plus difficile à définir que quelque chose ne va plus, je ne cherche pas immédiatement une cause unique. J’observe ce que raconte le corps, la manière dont le système nerveux s’est organisé, les émotions encore actives, l’histoire vécue, les mémoires éventuelles, ce qui peut appartenir à la lignée et ce qui se manifeste sur le plan énergétique ou invisible.

Il ne s’agit pas de tout interpréter, mais d’élargir la question : qu’est-ce qui est en train de se jouer, et qu’est-ce qui cherche à retrouver du mouvement ?
Ma place dans ce travail

Être au seuil

C’est pour cette raison que je me reconnais profondément dans la fonction de gardienne de seuil.

Un seuil est un moment où une manière d’être, de vivre ou de se protéger ne fonctionne plus tout à fait, alors que la suivante n’existe pas encore clairement. Un deuil, une séparation, une maladie, un accident ou un épuisement peuvent provoquer ce basculement, mais il arrive aussi qu’aucun événement spectaculaire ne l’explique. Vous sentez simplement que vous ne pouvez plus continuer exactement de la même façon.

Nous cherchons souvent à revenir à l’état d’avant. Pourtant, certains passages ne demandent pas de redevenir celle ou celui que nous étions. Ils nous obligent à nous réorganiser.

Je n’écoute donc pas les périodes de rupture uniquement comme des dysfonctionnements à faire disparaître. Elles peuvent aussi révéler ce qui est arrivé au bout de sa course, ce qui ne peut plus être porté de la même manière et parfois ce qui cherche déjà à émerger.

C’est cet espace entre l’avant et l’après que j’appelle le seuil. La chamane ne décide pas du passage à votre place et ne cherche pas à vous faire avancer plus vite. Elle tient suffisamment l’espace pour que ce qui demande à être reconnu, traversé ou transformé puisse l’être à votre rythme.

Chamane, thérapeute, médium : des fonctions différentes

Ces mots peuvent se croiser, mais ils ne désignent pas exactement la même fonction.

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La thérapeute

Elle accompagne une personne dans un processus de transformation avec les outils, les connaissances et le cadre propres à sa pratique.

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Le médium

Il perçoit ou transmet des informations qui lui parviennent autrement que par les voies sensorielles habituelles.

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La chamane

Telle que je vis cette fonction, elle travaille à la rencontre de plusieurs dimensions de l’être et du vivant : corps, émotions, mémoires, énergie, lignées, symbolique et invisible.

Dans mon travail, ces territoires se rejoignent naturellement puisque je suis également thérapeute somatique, que je travaille avec l’énergétique et que je peux percevoir certaines informations ou présences.

Pour autant, je ne cherche jamais à tout expliquer par l’invisible. Une réaction du système nerveux reste une réaction du système nerveux, un traumatisme doit pouvoir être reconnu comme tel et une problématique médicale relève de la médecine.

Le discernement fait partie intégrante de ma pratique. Je n’ai pas besoin d’opposer le corps, la science, l’énergétique et l’invisible : je cherche à comprendre comment ces différents niveaux peuvent se répondre.

Héritage & transmission

Mon héritage amazigh :
une chamane n’est pas universelle

Mon histoire avec le chamanisme ne commence pas dans une école ni dans l’apprentissage d’une tradition étrangère. Elle commence dans une lignée.

Je suis née au croisement de deux héritages. Du côté paternel, il y a ma lignée amazighe — berbère — et notamment ma grand-mère, guérisseuse et sorcière. Du côté maternel existe un autre héritage, davantage lié à ce que l’on appelait la sorcellerie blanche.

Parler simplement de « chamanisme berbère » serait pourtant trop réducteur. Il n’existe pas une pratique amazighe unique, identique d’une région ou d’une famille à l’autre. Les savoirs, les gestes de soin ou de protection, les croyances et les façons d’entrer en relation avec le visible et l’invisible se sont transmis de multiples manières.

Je ne prétends donc pas représenter une tradition amazighe dans son ensemble. Je parle de ce qui s’est transmis dans ma propre lignée.

Encensoir utilisé dans ma pratique avec la résine et le bakhour
Mon encensoir fait partie de ces objets simples et concrets qui relient ma pratique au geste, à la fumigation et à une mémoire vivante de transmission.
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Un sacré porté par les femmes

Lorsque je parle de féminin sacré berbère, je ne parle pas d’une religion ni de l’image très contemporaine que l’on associe parfois à cette expression. Je parle de la place occupée par les femmes dans la transmission de certains savoirs, dans le soin, la protection et les grands passages de l’existence.

Dans différentes traditions amazighes, des femmes ont connu les plantes et certains gestes rituels, accompagné les naissances, les morts et les transformations de la famille, protégé la maison et transmis des histoires, des paroles et des façons de rester en relation avec la terre, les cycles et les générations précédentes.

Leur savoir n’avait pas toujours besoin d’être théorisé pour exister. Il passait par l’observation, la parole, les mains et les gestes répétés.

C’est ce féminin-là qui me parle : quelque chose de concret, d’incarné, profondément lié à la continuité du vivant. Une capacité à sentir, protéger, soigner, transmettre et accompagner les passages.

Je ne cherche pas pour autant à idéaliser ces femmes ou leur époque. Ce qui m’intéresse est ce qu’elles ont continué à maintenir et à transmettre, parfois malgré les contraintes et les silences. C’est aussi dans cette continuité que je situe ma propre pratique.

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Honorer les ancêtres sans leur appartenir

La relation aux ancêtres occupe une place importante dans ma vision du chamanisme.

Nous vivons facilement comme si notre histoire commençait avec nous. Pourtant, nous sommes les héritiers de générations de femmes et d’hommes qui ont aimé, perdu, travaillé, résisté, protégé et survécu. Nous recevons d’eux une culture, des ressources et des façons d’être au monde, mais aussi parfois des peurs, des silences et des stratégies de survie.

Honorer les ancêtres signifie d’abord, pour moi, reconnaître cette continuité. Reconnaître que nous ne nous sommes pas construits seuls et que certaines forces dont nous disposons aujourd’hui ont été portées bien avant nous.

Mais honorer ne signifie ni idéaliser, ni obéir, ni répéter. Tout ce qui vient d’une lignée n’a pas vocation à continuer. Certaines façons de se protéger ont été nécessaires autrefois et deviennent pourtant, plusieurs générations plus tard, des limites. Certaines fidélités nous relient et nous construisent ; d’autres peuvent nous maintenir dans des places qui ne sont plus les nôtres.

Honorer ses ancêtres peut aussi consister à laisser s’arrêter avec nous ce qu’ils n’ont pas eu la possibilité d’arrêter eux-mêmes.

Le passé peut alors reprendre sa juste place : celle d’une origine et d’une racine sur laquelle s’appuyer, plutôt que d’une histoire que nous serions condamnés à répéter.

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Une transmission qui continue de vivre

Je n’ai pas reçu un ensemble de rituels que je reproduirais aujourd’hui à l’identique. Certaines choses m’ont été transmises, consciemment ou non ; d’autres n’ont pris sens que beaucoup plus tard, au fil de mon propre parcours.

Je me suis ensuite formée au magnétisme, au travail énergétique, au corps et à la compréhension du système nerveux. Ces apprentissages ont structuré ma pratique et m’ont donné des outils pour comprendre certaines choses que je percevais déjà.

Ils n’ont pas créé ma manière de regarder le monde. Ils lui ont donné un langage.

Je ne reproduis pas une tradition, j’en porte une manière d’écouter.

Une manière d’écouter le corps sans le réduire à un symptôme, les lignées sans nous enfermer dans leur histoire, l’invisible sans lui donner toutes les réponses, et les périodes de crise sans chercher systématiquement à nous ramener à l’état d’avant.

C’est là que mon héritage rencontre la thérapeute que je suis devenue et que prend forme ma propre médecine.

Est-ce que cette approche peut vous correspondre ?

Comment savoir si une chamane peut vous aider

On peut lire beaucoup de choses sur le chamanisme sans savoir pour autant si cette approche a du sens pour ce que l’on traverse. Il n’existe pas de profil type, mais certaines situations reviennent souvent chez les personnes qui viennent me rencontrer.

Peut-être ne cherchez-vous pas une explication de plus, mais une autre manière d’écouter ce qui se passe.

Vous avez déjà beaucoup compris de votre histoire, peut-être même beaucoup travaillé sur vous, mais certains schémas continuent malgré tout à se répéter.

Vous continuez à avancer, à assurer, à tenir, mais vous avez parfois le sentiment de fonctionner davantage que de vivre, comme si une partie de vous restait en retrait.

Quelque chose a changé : une séparation, un deuil, une maladie, un accident, une agression, un épuisement ou simplement un moment où vous ne vous êtes plus vraiment reconnue. Extérieurement, la vie continue, mais intérieurement vous ne savez plus très bien où vous en êtes.

Vous ressentez fortement les autres, les lieux ou les atmosphères, au point d’avoir parfois du mal à distinguer ce qui vous appartient de ce qui ne vous appartient pas.

Vous sentez depuis longtemps qu’il existe quelque chose en vous qui demande à prendre sa place : une sensibilité, une capacité, quelque chose à créer, à transmettre ou à apporter au monde, sans parvenir encore à l’habiter pleinement.

Vous avez enfin l’intuition que ce que vous traversez n’est pas uniquement mental ou psychologique, et que votre corps, votre histoire, votre énergie ou vos racines ont également quelque chose à raconter.

Dans ces moments-là, une approche comme la mienne peut avoir du sens. Elle ne convient pas à tout le monde et n’a pas besoin de convenir à tout le monde.

Mais si vous cherchez un espace où l’on ne va pas seulement écouter ce que vous racontez, mais également ce que votre corps, vos mémoires, votre système nerveux, votre énergie et votre histoire sont en train d’exprimer, alors nous pouvons peut-être travailler ensemble.

Il n’y a rien à croire. Tout est à rencontrer.
Découvrir la Médecine de l’Être
En Haute-Savoie

Une chamane à Mieussy

Je vous reçois à Mieussy, en Haute-Savoie, au cœur de la vallée du Giffre.

Les séances individuelles s’inscrivent dans ma pratique de la Médecine de l’Être. Elles ne partent pas d’un protocole identique pour chacun, mais de ce que vous traversez aujourd’hui et de ce qui se présente au cours de la séance.

Nous commençons par un temps d’échange, puis le travail peut associer lecture vibratoire, libérations émotionnelles et énergétiques, mémoires, harmonisation, ancrage, polarités et régulation du système nerveux.

Une séance peut parfois suffire à remettre quelque chose en mouvement. Dans d’autres situations, ce qui apparaît demande davantage de temps. Il n’existe cependant pas de parcours imposé : la suite se décide toujours à partir de ce qui est juste pour vous.

L’objectif n’est pas que vous dépendiez de quelqu’un qui saurait mieux que vous, mais que vous puissiez retrouver suffisamment de présence, de mouvement et d’appui intérieur pour reprendre votre place dans votre propre vie.
Questions fréquentes

Vous vous posez encore des questions ?

Le mot chamane recouvre des réalités très différentes. Voici quelques repères pour mieux comprendre ce qu’il signifie dans ma pratique.

Chamane ou chaman : quelle différence ?

Chaman est le terme historiquement entré dans la langue française et chamane est aujourd’hui couramment employé pour parler d’une femme.

J’utilise naturellement le mot chamane pour parler de moi. Mais deux personnes qui utilisent ce même terme peuvent avoir des héritages, des pratiques et des visions très différentes. Il me paraît donc plus important d’expliquer ce que ce mot recouvre dans ma pratique que de m’arrêter au titre lui-même.

Faut-il croire au chamanisme pour en bénéficier ?

Non. Je ne vous demande pas d’adhérer à mes croyances ni à ma vision du monde.

Nous partons de votre expérience, de ce que vous ressentez, de ce que votre corps manifeste et de ce qui évolue concrètement pour vous. Vous restez entièrement libre du sens que vous donnez à ce que vous vivez.

Il n’y a rien à croire. Tout est à rencontrer.

Quelle est la différence entre une chamane et une thérapeute ?

Les deux fonctions ne sont pas nécessairement opposées et, dans mon cas, elles se rencontrent.

Mon approche somatique me permet de travailler avec le corps, les émotions et le système nerveux. La dimension chamanique ouvre également le travail aux mémoires, aux lignées, à l’énergétique et à l’invisible lorsqu’il se présente.

Je ne considère pas ces dimensions comme deux mondes concurrents. Je travaille précisément à leur rencontre.

Quelle est la différence entre un soin énergétique et un soin chamanique ?

Le travail énergétique peut faire partie d’un soin chamanique, mais il n’en constitue pas toute la profondeur.

Dans ma pratique, la dimension chamanique réside davantage dans la manière de mettre en relation ce qui se manifeste sur plusieurs plans : le corps, les émotions, l’énergie, les mémoires, les lignées, le symbolique et l’invisible.

Je ne travaille pas sur une couche isolée. J’écoute l’ensemble.

Est-ce que cela remplace une thérapie ou un suivi médical ?

Non. Ma pratique ne remplace ni la médecine, ni la psychologie, ni la psychiatrie, ni aucun autre accompagnement réalisé par un professionnel de santé.

Ces approches peuvent parfaitement se compléter. Savoir reconnaître les limites de sa propre pratique fait, pour moi, partie du discernement indispensable lorsque l’on travaille avec le corps, l’énergétique et l’invisible.

Comment se déroule une première séance ?

Nous commençons par un temps d’échange autour de ce que vous vivez aujourd’hui et de ce qui vous amène. Je réalise ensuite une lecture de ce qui se présente et le travail s’organise à partir de là.

Selon les besoins, la séance peut inclure du travail énergétique, émotionnel et somatique, des libérations, de l’harmonisation, de l’ancrage et de la régulation du système nerveux. Il n’existe pas de protocole identique pour tout le monde.

Une séance dure généralement autour de deux heures. Après, je recommande autant que possible de garder un peu d’espace pour l’intégration et de laisser le corps retrouver tranquillement son rythme.

Si vous souhaitez maintenant comprendre ce qu’une séance peut vous apporter concrètement, vous pouvez découvrir la Médecine de l’Être et son déroulement en détail.

Repères & sources

Certains éléments historiques et anthropologiques évoqués sur cette page s’appuient sur des travaux linguistiques et ethnographiques. Ils doivent être distingués de ce qui appartient à mon histoire familiale, à mon héritage et à ma pratique personnelle.