Chamane :
ce que c’est,
et ce que ça fait.

Une autre manière de regarder le corps, les passages de vie, les mémoires, les lignées et ce qui agit parfois au-delà du visible.

En bref

Le mot chamane désigne bien plus qu’une fonction ou un ensemble de pratiques. Il parle d’une certaine façon d’entrer en relation avec le vivant, en considérant que le corps, les émotions, les mémoires, les lignées et l’invisible ne sont pas des réalités séparées.

Ma pratique s’enracine dans un double héritage familial : une lignée amazighe du côté paternel, marquée par le soin et la relation à l’invisible, et un autre héritage, lié à la sorcellerie blanche, du côté maternel. Elle s’est aussi construite à travers mon propre parcours, mes formations et les années passées à accompagner le corps, le système nerveux et l’énergétique.

Je ne reproduis pas une tradition :
j’en porte une manière d’écouter.

Clarifier

Ce qu’est une chamane —
et ce qu’elle n’est pas.

Le mot chamane nous vient de Sibérie, mais les pratiques que l’on rapproche aujourd’hui du chamanisme existent sous des formes très différentes selon les peuples et les cultures. Voici ce que ce mot recouvre dans ma pratique — et ce qu’il ne recouvre pas.

Ce que c’est

  • Une vision du monde. L’être humain n’est pas séparé de son corps, de son environnement, de ses ancêtres et des dimensions du réel qui ne sont pas immédiatement perceptibles.
  • Une manière d’écouter. J’observe ce que raconte le corps, la manière dont le système nerveux s’est organisé, les émotions encore actives, l’histoire vécue, les mémoires éventuelles, ce qui peut appartenir à la lignée et ce qui se manifeste sur le plan énergétique ou invisible.
  • Un travail de mise en relation. Il ne s’agit pas de tout interpréter, mais d’élargir la question : qu’est-ce qui est en train de se jouer, et qu’est-ce qui cherche à retrouver du mouvement ?
  • Un héritage vivant. Une lignée amazighe du côté paternel, un autre héritage du côté maternel, mon propre parcours et des années de formation autour du corps, du magnétisme et du système nerveux.

Ce que ce n’est pas

  • Une religion. Je ne te demande pas d’adhérer à une croyance ni à une vision du monde. Nous partons de ton expérience.
  • Une technique standardisée. Il n’existe pas un protocole identique pour tout le monde. Le travail s’ajuste à ce qui se présente.
  • Une mode spirituelle. Je ne prétends pas représenter une tradition amazighe dans son ensemble. Je parle de ce qui s’est transmis dans ma propre lignée.
  • Un substitut à la médecine. Ma pratique ne remplace ni la médecine, ni la psychologie, ni la psychiatrie, ni aucun autre accompagnement réalisé par un professionnel de santé.
Ma vision du chamanisme

Une autre manière de regarder
le vivant.

Dans la tradition amazighe, une figure revient avec insistance : Tanit. Déesse-Mère, Reine Céleste, Tisserande du monde. Son culte a duré près de deux mille ans, du IXe siècle avant notre ère jusqu’à la conquête islamique.

Tanit n’est pas une déesse parmi d’autres. Elle contient toutes les polarités : elle est vierge, amante, mère, guerrière, reine, tisserande. Elle n’a pas à choisir. Elle est tout, simultanément. Son nom dérive de netet — tisser. Tanit tisse le monde.

Et dans cette cosmologie, le soleil — Tafukt — est féminin. La lumière, la chaleur, la force vitale, la puissance créatrice : tout cela est féminin. Le féminin n’est pas lunaire, réceptif, passif. Il est solaire, actif, créateur.

Je ne te demande pas de croire en Tanit. Je ne transmets pas un culte. Tanit n’est pas une divinité à vénérer. C’est une architecture du féminin. Une manière de comprendre le féminin qui ne sépare pas, qui ne réduit pas, qui ne demande pas de choisir.

Qui ne dit pas : sois douce ou puissante.
Qui ne dit pas : sois reliée ou libre.
Qui ne dit pas : sois profonde ou simple.

Tu n’as pas à devenir
une version acceptable de toi-même.
Tu peux devenir entière.

Découvrir mon héritage amazigh →
Ma place dans ce travail

Être au seuil.

C’est pour cette raison que je me reconnais profondément dans la fonction de gardienne de seuil.

Un seuil est un moment où une manière d’être, de vivre ou de se protéger ne fonctionne plus tout à fait, alors que la suivante n’existe pas encore clairement. Un deuil, une séparation, une maladie, un accident ou un épuisement peuvent provoquer ce basculement. Mais il arrive aussi qu’aucun événement spectaculaire ne l’explique. Tu sens simplement que tu ne peux plus continuer exactement de la même façon.

Nous cherchons souvent à revenir à l’état d’avant. Pourtant, certains passages ne demandent pas de redevenir celle ou celui que nous étions. Ils nous obligent à nous réorganiser.

Je n’écoute donc pas les périodes de rupture uniquement comme des dysfonctionnements à faire disparaître. Elles peuvent aussi révéler ce qui est arrivé au bout de sa course, ce qui ne peut plus être porté de la même manière et parfois ce qui cherche déjà à émerger.

C’est cet espace entre l’avant et l’après que j’appelle le seuil. La chamane ne décide pas du passage à ta place et ne cherche pas à te faire avancer plus vite. Elle tient suffisamment l’espace pour que ce qui demande à être reconnu, traversé ou transformé puisse l’être à ton rythme.

Je ne décide pas du passage à ta place.
Je tiens l’espace pour que tu puisses traverser.

Distinguer

Chamane, thérapeute, médium :
des fonctions différentes.

Ces mots peuvent se croiser, mais ils ne désignent pas exactement la même fonction. Voici comment je les distingue dans ma pratique.

01

La thérapeute

Elle accompagne une personne dans un processus de transformation avec les outils, les connaissances et le cadre propres à sa pratique.

02

Le médium

Il perçoit ou transmet des informations qui lui parviennent autrement que par les voies sensorielles habituelles.

03

La chamane

Telle que je vis cette fonction, elle travaille à la rencontre de plusieurs dimensions de l’être et du vivant : corps, émotions, mémoires, énergie, lignées, symbolique et invisible.

Le discernement

Dans mon travail, ces territoires se rejoignent naturellement puisque je suis également thérapeute somatique, que je travaille avec l’énergétique et que je peux percevoir certaines informations ou présences.

Pour autant, je ne cherche jamais à tout expliquer par l’invisible. Une réaction du système nerveux reste une réaction du système nerveux, un traumatisme doit pouvoir être reconnu comme tel et une problématique médicale relève de la médecine.

Le discernement fait partie intégrante de ma pratique. Je n’ai pas besoin d’opposer le corps, la science, l’énergétique et l’invisible : je cherche à comprendre comment ces différents niveaux peuvent se répondre.

Mon héritage amazigh

Une chamane
n’est pas universelle.

Mon histoire avec le chamanisme ne commence pas dans une école ni dans l’apprentissage d’une tradition étrangère. Elle commence dans une lignée.

Je suis née au croisement de deux héritages. Du côté paternel, il y a ma lignée amazighe — berbère — et notamment ma grand-mère, guérisseuse et sorcière. Du côté maternel existe un autre héritage, davantage lié à ce que l’on appelait la sorcellerie blanche.

Parler simplement de « chamanisme berbère » serait pourtant trop réducteur. Il n’existe pas une pratique amazighe unique, identique d’une région ou d’une famille à l’autre. Je ne prétends donc pas représenter une tradition amazighe dans son ensemble. Je parle de ce qui s’est transmis dans ma propre lignée.

01

Un sacré porté par les femmes

Lorsque je parle de féminin sacré berbère, je ne parle pas d’une religion ni de l’image très contemporaine que l’on associe parfois à cette expression. Je parle de la place occupée par les femmes dans la transmission de certains savoirs, dans le soin, la protection et les grands passages de l’existence.

Dans différentes traditions amazighes, des femmes ont connu les plantes et certains gestes rituels, accompagné les naissances, les morts et les transformations de la famille, protégé la maison et transmis des histoires, des paroles et des façons de rester en relation avec la terre, les cycles et les générations précédentes. Leur savoir n’avait pas toujours besoin d’être théorisé pour exister. Il passait par l’observation, la parole, les mains et les gestes répétés.

02

Honorer les ancêtres sans leur appartenir

Nous vivons facilement comme si notre histoire commençait avec nous. Pourtant, nous sommes les héritiers de générations de femmes et d’hommes qui ont aimé, perdu, travaillé, résisté, protégé et survécu. Nous recevons d’eux une culture, des ressources et des façons d’être au monde, mais aussi parfois des peurs, des silences et des stratégies de survie.

Honorer les ancêtres signifie d’abord reconnaître cette continuité. Mais honorer ne signifie ni idéaliser, ni obéir, ni répéter. Tout ce qui vient d’une lignée n’a pas vocation à continuer. Honorer ses ancêtres peut aussi consister à laisser s’arrêter avec nous ce qu’ils n’ont pas eu la possibilité d’arrêter eux-mêmes.

03

Une transmission qui continue de vivre

Je n’ai pas reçu un ensemble de rituels que je reproduirais aujourd’hui à l’identique. Certaines choses m’ont été transmises, consciemment ou non ; d’autres n’ont pris sens que beaucoup plus tard, au fil de mon propre parcours.

Je me suis ensuite formée au magnétisme, au travail énergétique, au corps et à la compréhension du système nerveux. Ces apprentissages ont structuré ma pratique et m’ont donné des outils pour comprendre certaines choses que je percevais déjà. Ils n’ont pas créé ma manière de regarder le monde. Ils lui ont donné un langage.

Je ne reproduis pas une tradition :
j’en porte une manière d’écouter.

Est-ce que ça peut t’aider ?

Comment savoir si une chamane
peut t’aider.

On peut lire beaucoup de choses sur le chamanisme sans savoir pour autant si cette approche a du sens pour ce que l’on traverse. Il n’existe pas de profil type, mais certaines situations reviennent souvent chez les personnes qui viennent me rencontrer.

Peut-être ne cherches-tu pas une explication de plus, mais une autre manière d’écouter ce qui se passe.

Tu as déjà beaucoup compris de ton histoire, peut-être même beaucoup travaillé sur toi, mais certains schémas continuent malgré tout à se répéter.
Tu continues à avancer, à assurer, à tenir, mais tu as parfois le sentiment de fonctionner davantage que de vivre, comme si une partie de toi restait en retrait.
Quelque chose a changé : une séparation, un deuil, une maladie, un accident, une agression, un épuisement ou simplement un moment où tu ne t’es plus vraiment reconnue. Extérieurement, la vie continue, mais intérieurement tu ne sais plus très bien où tu en es.
Tu ressens fortement les autres, les lieux ou les atmosphères, au point d’avoir parfois du mal à distinguer ce qui t’appartient de ce qui ne t’appartient pas.
Tu sens depuis longtemps qu’il existe quelque chose en toi qui demande à prendre sa place : une sensibilité, une capacité, quelque chose à créer, à transmettre ou à apporter au monde, sans parvenir encore à l’habiter pleinement.
Tu as enfin l’intuition que ce que tu traverses n’est pas uniquement mental ou psychologique, et que ton corps, ton histoire, ton énergie ou tes racines ont également quelque chose à raconter.

Dans ces moments-là, une approche comme la mienne peut avoir du sens. Elle ne convient pas à tout le monde et n’a pas besoin de convenir à tout le monde.

Mais si tu cherches un espace où l’on ne va pas seulement écouter ce que tu racontes, mais également ce que ton corps, tes mémoires, ton système nerveux, ton énergie et ton histoire sont en train d’exprimer, alors nous pouvons peut-être travailler ensemble.

Il n’y a rien à croire.
Tout est à rencontrer.

Découvrir la Médecine de l’Être →
Une chamane à Mieussy

Un cabinet au cœur
de la Vallée du Giffre.

Je te reçois à Mieussy, en Haute-Savoie, au cœur de la vallée du Giffre.

Les séances individuelles s’inscrivent dans ma pratique de la Médecine de l’Être. Elles ne partent pas d’un protocole identique pour chacun, mais de ce que tu traverses aujourd’hui et de ce qui se présente au cours de la séance.

Nous commençons par un temps d’échange, puis le travail peut associer lecture vibratoire, libérations émotionnelles et énergétiques, mémoires, harmonisation, ancrage, polarités et régulation du système nerveux.

Une séance peut parfois suffire à remettre quelque chose en mouvement. Dans d’autres situations, ce qui apparaît demande davantage de temps. Il n’existe cependant pas de parcours imposé : la suite se décide toujours à partir de ce qui est juste pour toi.

Cabinet AnimaKa
26 Rue de Sibiril
74440 Mieussy

Durée

2 heures
Séance individuelle

Tarif

190 €
Sans engagement

Questions fréquentes

Tu te poses encore
des questions ?

Le mot chamane recouvre des réalités très différentes. Voici quelques repères pour mieux comprendre ce qu’il signifie dans ma pratique.

Chamane ou chaman : quelle différence ?

Chaman est le terme historiquement entré dans la langue française, et chamane est aujourd’hui couramment employé pour parler d’une femme.

J’utilise naturellement le mot chamane pour parler de moi. Mais deux personnes qui utilisent ce même terme peuvent avoir des héritages, des pratiques et des visions très différentes. Il me paraît donc plus important d’expliquer ce que ce mot recouvre dans ma pratique que de m’arrêter au titre lui-même.

Faut-il croire au chamanisme pour en bénéficier ?

Non. Je ne te demande pas d’adhérer à mes croyances ni à ma vision du monde.

Nous partons de ton expérience, de ce que tu ressens, de ce que ton corps manifeste et de ce qui évolue concrètement pour toi. Tu restes entièrement libre du sens que tu donnes à ce que tu vis.

Il n’y a rien à croire. Tout est à rencontrer.

Quelle est la différence entre une chamane et une thérapeute ?

Les deux fonctions ne sont pas nécessairement opposées et, dans mon cas, elles se rencontrent.

Mon approche somatique me permet de travailler avec le corps, les émotions et le système nerveux. La dimension chamanique ouvre également le travail aux mémoires, aux lignées, à l’énergétique et à l’invisible lorsqu’il se présente.

Je ne considère pas ces dimensions comme deux mondes concurrents. Je travaille précisément à leur rencontre.

Quelle est la différence entre un soin énergétique et un soin chamanique ?

Le travail énergétique peut faire partie d’un soin chamanique, mais il n’en constitue pas toute la profondeur.

Dans ma pratique, la dimension chamanique réside davantage dans la manière de mettre en relation ce qui se manifeste sur plusieurs plans : le corps, les émotions, l’énergie, les mémoires, les lignées, le symbolique et l’invisible.

Je ne travaille pas sur une couche isolée. J’écoute l’ensemble.

Est-ce que cela remplace une thérapie ou un suivi médical ?

Non. Ma pratique ne remplace ni la médecine, ni la psychologie, ni la psychiatrie, ni aucun autre accompagnement réalisé par un professionnel de santé.

Ces approches peuvent parfaitement se compléter. Savoir reconnaître les limites de sa propre pratique fait, pour moi, partie du discernement indispensable lorsque l’on travaille avec le corps, l’énergétique et l’invisible.

Comment se déroule une première séance ?

Nous commençons par un temps d’échange autour de ce que tu vis aujourd’hui et de ce qui t’amène. Je réalise ensuite une lecture de ce qui se présente et le travail s’organise à partir de là.

Selon les besoins, la séance peut inclure du travail énergétique, émotionnel et somatique, des libérations, de l’harmonisation, de l’ancrage et de la régulation du système nerveux. Il n’existe pas de protocole identique pour tout le monde.

Une séance dure généralement autour de deux heures. Après, je recommande autant que possible de garder un peu d’espace pour l’intégration et de laisser le corps retrouver tranquillement son rythme.

Si tu souhaites maintenant comprendre ce qu’une séance peut t’apporter concrètement, tu peux découvrir la Médecine de l’Être et son déroulement en détail.

Habiter le monde commence peut-être
par apprendre à s’habiter soi-même.

Tu n’as pas besoin d’avoir toutes les réponses pour commencer.

Tu peux venir avec une sensation, une fatigue, une question, un passage ou simplement le sentiment qu’une partie de toi ne veut plus être mise de côté.